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Le GPL est-il toujours intéressant ?

Alors qu’il occupe une place de choix chez certains de nos voisins, le GPL demeure anecdotique en France. Ainsi, sur les près de 14 millions de véhicules au GPL circulant en Europe, seuls 260 000 sont français. Tour à tour encouragé puis oublié par les gouvernements successifs, il continue de traîner une image de carburant dangereux. Pourtant, le GPL reste une alternative intéressante.

Le GPL (gaz de pétrole liquéfié) – aussi appelé LPG dans d’autres pays comme la Belgique – est un carburant composé d’un mélange d’hydrocarbures légers (essentiellement du butane et du propane) issus du raffinage du pétrole et du traitement du gaz naturel. En France, les automobiles roulant au GPL sont forcément dotées d’un système de bicarburation : leur moteur fonctionne indifféremment à l’essence ou au GPL et elles sont donc dotées de deux réservoirs séparés. Ce n’est pas le cas partout : certains pays homologuent des véhicules purement GPL. La présence d’un second réservoir alourdit certes la voiture et prend de la place (la cuve GPL est généralement installée dans le coffre) mais offre l’avantage de pouvoir rouler classiquement à l’essence lorsque le GPL est épuisé. Il n’est cependant pas si difficile de se ravitailler puisque plus de 1 600 stations-service en France disposent de pompes GPL, soit environ une sur sept.

Économie et écologie

 Pour le consommateur, l’intérêt du GPL est d’abord économique : soumis à une très faible taxation (au moins jusqu’en 2022), son prix au litre varie actuellement entre 0,70 et 1 €. Même si un véhicule GPL voit sa consommation augmenter, en moyenne, de 20 % par rapport au modèle essence équivalent (les performances subissent par ailleurs une légère baisse), l’opération reste intéressante. De plus, dans la plupart des régions, le prix de la carte grise d’un véhicule GPL bénéficie d’un abattement de 50 %, voire de la gratuité. Par ailleurs, les véhicules GPL émettant moins de 100 g/km de CO2 sont exonérés de TVS (Taxe sur les Véhicules de Société) et cette période d’exonération a été étendue cette année à douze trimestres au lieu de huit en 2017.

Écologie

Le GPL peut également mettre en avant un bon bilan environnemental. Ses rejets de monoxyde de carbone (CO) sont inférieurs de 97 % à ceux de l’essence sans plomb. Quant au dioxyde de carbone, le fameux CO2, il en rejette 20 % de moins. Enfin, ses rejets d’oxyde d’azote (NOx) sont inférieurs de 18 % et il n’émet quasiment pas de particules fines. Ainsi, un véhicule GPL, quel que soit son âge, peut bénéficier de la vignette Crit’Air 1 et sera donc autorisé à rouler lors des périodes de circulation restreinte.

On comprend donc d’autant moins que l’État ait exclu le GPL de son système de bonus « écologique ». En 2008, il bénéficiait en effet d’un bonus de 2 000 € ; en 2011, celui-ci a été supprimé, faisant baisser brutalement les immatriculations…

Pas de danger

Son image de carburant « explosif » a beaucoup fait pour discréditer le GPL. Qu’en est-il réellement ? Si certaines des premières installations, dépourvues de soupape de sécurité, pouvaient, dans certains cas, présenter un danger en cas d’incendie, le risque est aujourd’hui pratiquement nul. Depuis 2011, tous les composants d’un système GPL doivent répondre à la norme européenne de sécurité ECE 67-01. Le réservoir est ainsi équipé d’un clapet anti-retour, d’un limiteur de remplissage à 80 %, d’un limiteur de débit, d’une électrovanne et de la fameuse soupape de sécurité.

Quelle offre ?

Une communication parfois contradictoire et une mauvaise image en termes de sécurité (des panneaux d’interdiction obsolètes sont encore visibles à l’entrée de certains parkings souterrains) ont nui à la diffusion du GPL en France. Les véhicules utilisant ce carburant e se bousculent donc pas au catalogue des constructeurs. En 2018, on en trouve cependant chez Dacia (Dokker, Duster, Lodgy et Sandero), Hyundai (i10, i20 et i30), Fiat (500, Panda, Punto et Tipo), Nissan (Juke) et Opel (Corsa, Karl, Meriva, Mokka).

Transformer son véhicule

Tout véhicule essence est potentiellement adaptable au GPL. La transformation coûte, en moyenne, 2 000 €. Elle est plus aisée sur des véhicules récents (acceptant l’essence SP95-E10) mais reste possible sur des voitures plus anciennes. Certains possesseurs de vieilles Anglaises ou Américaines particulièrement gourmandes les ont ainsi converties au GPL pour pouvoir les utiliser quotidiennement. D’un point de vue administratif, toute modification du véhicule entraînant un changement des caractéristiques inscrites sur la carte grise amène à la réédition de celle-ci. C’est évidemment le cas d’un passage au GPL. La demande de certificat d’immatriculation peut se faire avant ou après la modification du véhicule.

Il faut joindre au dossier de demande le procès-verbal de la RTI (Réception à Titre Isolé) du véhicule. Il est délivré par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Si la transformation est réalisée après l’acquisition mais avant l’immatriculation, le prix de la carte grise sera équivalent à celui d’un véhicule d’occasion. Si elle est effectuée après l’immatriculation, le montant correspondra à un cheval fiscal (1 CV, taux unitaire de la taxe régionale) auquel s’ajoutera la taxe de gestion et la redevance d’acheminement.

Quant au malus « écologique », il ne s’applique, s’il y a lieu, que lors de la première immatriculation du véhicule en France.

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