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Désaccords européens sur les baisses de CO2

Dans la nuit du 11 au 12 décembre, la réunion entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission s’est achevée sur un désaccord concernant les baisses d’émissions de CO2 des véhicules entre 2021 et 2030.

En dépit de sept heures de débats animés, aucun accord n’a été trouvé au niveau européen sur les futures baisses de rejets de CO2. Selon Transport&Environment (T&E), association européenne regroupant une cinquantaine d’ONG, la responsabilité en incomberait à l’Autriche, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil et voudrait préserver les intérêts de l’industrie automobile allemande.

Vienne proposerait ainsi une diminution de 24 % des émissions de dioxyde de carbone entre 2021 et 2030 alors que le Parlement européen a voté en faveur d’une réduction de 35 % après d’âpres discussions. En effet, le 3 octobre dernier, le Parlement européen, notamment à l’initiative de la France, avait voté pour une baisse de 40 % pour les émissions de CO2 des véhicules particuliers et de 35 % pour celle des véhicules utilitaires légers. L’Allemagne, avec le soutien de certains pays d’Europe centrale eux aussi producteurs d’automobiles, comme la République tchèque et la Slovaquie, était finalement parvenue à ramener le chiffre à 35 % pour les deux catégories à l’issue d’une réunion des ministres de l’Environnement de l’Union dans la nuit du 9 au 10 octobre.

Angela Merkel, la chancelière allemande, avait fait remarquer : « La vitesse à laquelle nous pouvons réduire nos émissions de dioxyde de carbone dépend de la part de marché des véhicules électriques et d’autres voitures dotées d’un système de propulsion alternatif ». Selon les constructeurs, une baisse de 35 % supposerait que 30 % des ventes soient réalisées par des véhicules électriques en 2030. Or ceux-ci représentent actuellement à peine 1 % du marché automobile automobile européen et 85 % de ces ventes de ces véhicules « vertueux » sont concentrés dans les six pays les plus riches de l’Union. Autre obstacle : le manque d’infrastructures publiques de rechargement. L’Union ne compte guère que 100 000 bornes en services, dont les trois quarts sont concentrées dans seulement quatre pays : l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et e Royaume-Uni.

Une nouvelle réunion entre le Parlement, le Conseil et la Commission devrait être rapidement organisée pour fixer un objectif qui satisfasse toutes les parties. La France reste partisane d’une réduction forte mais sa voix risque d’être moins audible au moment où, sous la pression des Gilets Jaunes, le gouvernement renonce à certaines mesures présentées comme écologiques, notamment l’alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence et la hausse des taxes sur les carburants fossiles qui devait intervenir le 1er janvier prochain.

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Une réponse à « Désaccords européens sur les baisses de CO2 »

  1. L’UE est constituée de technocrates aveugles qui vont détruire notre industrie automobile. La voiture électrique après examen n’est qu’un leurre écologique !