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L’« Airbus des batteries » prend forme

Le projet a été surnommé « l’Airbus des batteries ». Au cours de la sixième réunion annuelle des Amis de l’Industrie, qui regroupe dix-huit pays de l’Union Européenne, Paris et Berlin ont acté la future mise sur pied d’un consortium destiné à produire des batteries pour les véhicules électriques.

La mesure est d’autant plus attendue que l’Union Européenne vient d’annoncer sa volonté de réduire de 37,5 % les émissions de CO2 des véhicules particuliers entre 2021 et 2030. Cela signifie que 30 % des véhicules vendus en 2030 seront électriques. Or, actuellement, la grande majorité des batteries qui les équipent sont produites en Asie, notamment en Chine et en Corée du Sud. Cela induit un risque de dépendance dont l’Europe veut se prémunir.

« Soit nous prenons les décisions nécessaires pour devenir une puissance industrielle avec tous les moyens financiers et technologiques nécessaires, soit nous deviendrons dépendants d’autres continents, en premier lieu la Chine et les États-Unis », a ainsi déclaré Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie. Il a ajouté : « Les gouvernements allemand et français, en coopération avec la Commission européenne, vont développer une approche stratégique pour établir une cellule de production industrielle de batteries en Europe ».

Cet Airbus des batteries permettra, en premier lieu, d’alimenter les constructeurs européens. Volkswagen a déjà indiqué qu’il prévoit de réaliser pour de 40 % de ses ventes en électrique d’ici 2030 tandis que Renault va produire un nouveau véhicule électrique à Douai et que PSA va lancer sa nouvelle stratégie d’électrification en commençant par commercialiser les versions branchées des nouvelles Peugeot 208 et DS3 Crossback. Mais, au-delà, le projet porte sur tous les domaines liés aux batteries, y compris la recherche sur les futures générations de matériels.

Selon La Tribune, le gouvernement allemand a d’ores et déjà prévu d’investir un milliard d’€ d’ici 2022 dans l’Airbus des batteries. La France, pour sa part, n’a pas encore indiqué combien elle comptait mettre sur la table. La feuille de route prévoit, en outre, de lister, au cours des prochains mois, les entreprises prêtes à travailler en commun dans le cadre du projet. Cette liste sera ensuite soumise à la Commission Européenne, qui validerait le projet et, surtout, lui conférera le statut d’IPCEI (Important Projects of Common European Interest) qui lui permettra de s’affranchir des règles communautaires en termes d’aides d’État.

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