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L’éthylotest anti-démarrage : une alternative bientôt généralisée

Testé avec succès dans sept départements, l’installation d’éthylotests anti-démarrage comme alternative à la suspension de permis pour les personnes contrôlées en alcoolémie excessive devrait bientôt être étendue à l’ensemble du territoire français.

C’est en janvier 2018 que le Comité interministériel de la Sécurité routière a proposé, comme alternative à la suspension de permis, l’installation d’un EAD (éthylotest anti-démarrage) dans les véhicules des personnes contrôlées en excès d’alcoolémie. Initialement lancée à titre expérimental dans sept départements (Drôme, Finistère, Loiret, Manche, Nord, Réunion et Vendée), la mesure a donné des résultats jugés suffisamment encourageants pour que, le 12 mars dernier, les pouvoirs publics décident de sa généralisation. Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a dont écrit aux préfets pour les inciter à l’adopter. En effet, cette alternative ne peut être proposée que sur décision préfectorale.

Quant au nombre d’automobilistes ayant eu recours à cette alternative dans les sept départements ayant mené l’expérimentation. Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, a indiqué : « Nous ne savons pas le nombre de ceux qui ont posé le système une fois que le préfet l’a autorisé. Nous avons des estimations qui nous laissent penser que c’est la moitié ».

Qui est concerné ?

La mesure peut s’appliquer à toute personne contrôlée au volant avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l de sang, délit entraînant une comparution au tribunal correctionnel. Considérée comme « responsabilisante et exemplaire », elle présente notamment l’avantage, pour les personnes prises en faute, de ne pas perdre leur emploi lorsque celui-ci est conditionné par leur capacité à conduire.

Les automobilistes récidivistes et/ou dont l’alcoolémie dépassait 1,8 g/l lors du contrôle ne peuvent cependant pas en bénéficier.

Cette alternative ne dispense pas de l’amende (qui peut atteindre 4 500 €) et l’installation est évidemment à la charge de la personne sanctionnée. Il faut compter aux alentours de 1 300 € pour l’appareil, qui est couplé au circuit d’alimentation du véhicule, auxquels s’ajoutent les frais de montage et de démontage. Il est également possible de le louer pour environ 100 € par mois. La présence de l’EAD n’est obligatoire que pour la durée imposée par le jugement.

Notons enfin qu’en dépit de son nom, l’EAD ne contrôle pas seulement le conducteur au moment du démarrage. Pour épargner à celui-ci la tentation de faire souffler quelqu’un d’autre, l’appareil redemande à ce qu’un nouveau contrôle soit effectué, véhicule arrêté, dans un délai aléatoire de cinq à trente minutes après le départ et ce dans les vingt minutes suivant l’arrêt.

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