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Sunderland ne construira pas le prochainX-Trail

Nissan renonce à assembler la prochaine génération de son SUV X-Trail dans l’usine de Sunderland,en l’Angleterre. Le constructeur japonais a expliqué que les incertitudes liées au Brexit l’ont amené à prendre cette décision.

« Bien que nous ayons pris cette décision pour des raisons de stratégie commerciale, l’incertitude persistante concernant les relations futures entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne n’aide pas les entreprises comme la nôtre à planifier leur avenir », a indiqué Gianluca de Ficchy, président de Nissan Europe, dans un communiqué. La prochaine génération de X-Trail pour le marché européen sera donc produite par l’usine de Kyushu, au Japon. Elle est attendue pour 2021. En revanche, les autres modèles produits ou prévus à Sunderland (Juke, Qashqai, Leaf et certains modèles Infiniti) « ne sont pas affectés » par la décision de Nissan qui dit vouloir avant tout optimiser ses investissements européens.

Quoiqu’il en soit, il s’agit d’un nouveau coup dur pour l’industrie automobile Outre-Manche. En 2018, ce secteur a déjà vu ses investissements réduits de près de moitié, selon la SMMT (Society of Motor Manufacturers and Traders).

Sunderland constitue la principale implantation européenne de Nissan. Ouverte en 1986, c’est la plus grande usine automobile jamais construite au Royaume-Uni. Elle emploie plus de 7 000 personnes et produit 500 000 véhicules par an, dont 55 % sont exportés vers les pays de l’Union Européenne… pour l’instant sans droits de douane. Mais il pourrait en aller autrement en cas de Brexit « dur ». Les relations économiques entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne seraient alors soumis aux règles de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et non plus à celles, bien plus favorables, de la libre circulation des biens.

Nissan n’est pas le seul à redouter l’avenir en cas de no deal. Toyota a prévu une interruption temporaire de sa production en Angleterre dans ce cas et Jaguar-Land Rover a déjà annoncé l’arrêt de sa production du 8 au 12 avril prochains pour faire face aux perturbations du Brexit. Plus grave : BMW semble s’interroger sur l’avenir de la production anglaise des Mini tandis que Ford a chiffré à 800 millions de $ pour l’année 2019 le coût potentiel en cas de divorce sans accord.

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